LA CRÉMATION

La crémation est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres le corps du défunt. Les cendres peuvent ensuite faire l’objet d’un rituel, comme êtreconservées dans une urne ou dispersées dans un lieu.
Les premières traces de la crémation en Europe, remontent à l’antiquité.

Les progrès de la médecine et la prise de conscience des questions d’hygiène et de salubrité publique amènent plusieurs pays d’Europe continentale et du nord à réintroduire la crémation au 19ème siècle.
Le 4 novembre 1880 : création de la « société pour la propagation de la crémation » avec notamment Gambetta, Nobel, Berthelot, Flammarion et E. Herriot. De cette initiative naîtra plus tard « la fédération française de crémation ».
La 1ère crémation des temps modernes en Europe a eu lieu à Milan, le 22 janvier 1876. Le crématorium du Père-Lachaise, construit en 1886, est le plus ancien et le plus prestigieux de France. Le deuxième crématorium construit en France fut celui de Lyon, mis en service en 1914.

L’URNE FUNÉRAIRE

C’est le réceptacle permettant, à la suite d’une crémation, de recevoir les cendres du défunt.
Elle doit porter une plaque mentionnant l’identité du défunt et le nom du crématorium.
Elle peut être de différentes formes, différents matériaux de différents volumes.
La remise des cendres sera toujours accompagnée d’un certificat de crémation délivré par le crématorium à toute personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles.
A la demande de cette personne, l’urne peut être :

  • inhumée dans une sépulture,
  • déposée dans une case de columbarium,
  • scellée sur un monument funéraire dans l’enceinte d’un cimetière,
  • dispersée dans un espace cinéraire

Selon la volonté exprimée par le défunt, soit l’urne est déposée ou inhumée dans une propriété privée, soit les cendres sont dispersées en pleine nature sans toutefois pouvoir l’être sur la voie publique.

LE STATUT DES CENDRES

La loi n°2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire a instauré un véritable régime juridique des cendres funéraires, notamment afin de mettre un terme à certaines dérives telles que des cendres dispersées dans un tableau, dans un bijou ou encore des urnes retrouvées dans des brocantes ou des décharges.
Les cendres funéraires disposent désormais de la même protection juridique que celle d’un corps inhumé. Il est ainsi précisé dans le code civil que « Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence ». A ce titre, le partage des cendres ne peut plus être effectué.